[CERAP/IDDH] Les étudiants offrent un arbre de Noël aux enfants de l’orphelinat d’Alépé
[CERAP / Table ronde] 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme
[CERAP/IDDH] Étudiants L2 à San Pedro
[CERAP] Journée du personnel à l’ITCJ
[CERAP] Cérémonie de présentation des vœux au personnel
[CERAP/POS] Service projets remet du matériel de salubrité
aux Femmes de Sikensi
[CERAP] Lancement de l’ouvrage "Droit international humanitaire : introduction détaillée" en Afrique
[CERAP] Recollection de l'Avent
17e session de Formations du Pôle social
Inscriptions ouvertes
Formation EMPLOYABILITÉ
Coaching individuel de une heure


 

 

2018 12 10 CERAP conf DUDH 2La Commission Justice et Paix du Couvent Saint Dominique, le Centre de Recherche et d’Action pour la Paix (CERAP) et la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) co-organisaient le lundi 10 décembre 2018 une table ronde commémorative du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (DUDH) à l’amphithéâtre du CERAP.  Cette activité a réuni plus d’une soixantaine de participants dont de nombreux étudiants de l’institut universitaire jésuite du CERAP, des chercheurs et plusieurs acteurs de la société civile.

 

Le 10 décembre 1948, à Paris, les 58 états membres qui constituaient alors l’assemblée générale des Nations Unies adoptaient la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. En adoptant ce texte, les Nations Unies fixaient une norme commune pour tous les pays, s’engageant à ce que tous les êtres humains soient traités sur un même pied d’égalité. En Afrique plus particulièrement, la quasi-totalité des pays ont depuis ratifié cette convention. Les gouvernants intègrent de plus en plus la notion de dignité humaine dans les différentes politiques de développement durable.

 

À l’occasion de ce 70e anniversaire, cette table tonde offrait un cadre de réflexions et d’échanges sur le thème suivant : « Quels enseignements tirer des 70 ans de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme en Afrique ? »

Trois communications ont été faites par trois différents experts, Docteur Francine Dassé, enseignante de Droit et avocate, Maître Traoré Drissa, vice-président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), et de Docteur N’Gouan Patrick, économiste, sociologue et président de la CJP Saint Dominique. Ils sont respectivement intervenus sur: (1) les rapports entre droits de l’homme et cultures africaines, (2) les réalités de l’application de la DUDH en Afrique et (3) les perspectives d’amélioration de la gouvernance, de la situation des droits de l’Homme et du développement humain en Afrique.

 

2018 12 10 CERAP conf DUDH 6 

Il faut noter que la conception africaine des droits humains n’est pas antinomique de la conception universaliste telle qu’énoncée dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. En effet, il a toujours existé une forme de reconnaissance des droits humains dans nos sociétés africaines. On peut s’en rendre compte à travers la "charte du mandé" datant de l’an 1222 dans laquelle il est mentionné que "une vie n'est pas plus ancienne ni plus respectable qu'une autre vie, de même qu'une autre vie n'est pas supérieure à une autre vie". Toutefois, il faut reconnaître que certaines pratiques traditionnelles sont néfastes à la promotion des droits humains. 

 

70 ans après son adoption, la situation des droits humains est peu reluisante. Malgré les efforts faits par certains dirigeants africains, il ne faut pas oublier : les atteintes à la liberté d’expression, les cas de détentions arbitraires, les violations des constitutions, la marginalisation de certains peuples… Il reste encore du chemin à faire!

 

 

     Un long moment d’échanges a permis aux participants de partager leurs opinions. Plusieurs perspectives d’amélioration ont ensuite été dégagées. Ce sont entre autres:

  •       la promotion d’une gouvernance consensuelle : les règles de gestion doivent être définies par toutes les composantes du corps social (opposition, gouvernement, société civile…)
  •       la prise en compte, dans les politiques gouvernementales,  des résultats d’études menés par les chercheurs
  • au plan éducatif, inscrire comme matière d’enseignement  « bonne gouvernance et  Droits de l’Homme »

 

Cette table ronde s’est achevée dans un esprit de convivialité. Les participants sont repartis confiants en un avenir meilleur où les droits humains seront, chaque jour, une réalité plus concrète et visible en Afrique.

 

2018 12 10 CERAP conf DUDH 7