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Le Pôle social du CERAP se veut une structure "d'action pour la réduction de la pauvreté, l'amélioration des statuts des populations les plus vulnérables et la promotion de la justice et de la cohésion sociale." Dans ce cadre le Service projets, qui fait partie du Pôle social, intervient dans divers dommaines sur l'ensmble du territoire national. Vendredi 6 octobre 2017, M. Charles Gadé a présenté les résultats d'une enquête terrain menée dans la région du Mont Nimba.

 

Comprendre les causes des conflits dans la région des Monts Nimba :

Une étude pré-exploratoire du CERAP et d’ACORD Guinée

Depuis le déclenchement de la crise sociopolitique de 2002 en Côte d’Ivoire, le Service projets, anciennement Laboratoire de Prospection Sociale (LAPS), travaille sur les questions relatives à la recherche de la paix. Depuis sa création, il a mené divers projets portant entre autres sur la pacification des rapports communautaires et la promotion de méthodes de gestion de conflits auprès des acteurs locaux.

 

2017 10 06 Nimba salle2

En 2014, eu égard à un certain nombre de constats, le Service projets a eu l’idée d’organiser une conférence internationale en vue de réfléchir sur la zone du Mont Nimba et la situation d’instabilité qu’elle connaissait. L’idée a évolué pour se transformer en une étude sur les dynamiques et les causes profondes des conflits dans la région. En effet, cet espace géoculturel partagé entre la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Libéria, s’était transformé en un foyer de tensions permanentes, suite à une série de crises politico-militaires qui ont embrasé les pays du fleuve Mano depuis le début du conflit libérien en 1989. La question centrale qui a alimenté la réflexion était celle de savoir ce qui alimente cette tension constante ?

L’étude a été  réalisée en partenariat avec la section guinéenne de l’ONG internationale ACORD. Cette dernière, autant que le CERAP, a développé une expertise sur la problématique des conflits dans la zone. En effet, ACORD intervient particulièrement à la frontière sud-est de la Guinée, notamment dans la région forestière adossée à la fois au Libéria, à la Côte d’Ivoire et à la Sierra Léone. Les objectifs poursuivis par cette initiative sont double : (i) analyser les causes et les dynamiques de conflits de la région du Nimba ; et (ii) ressortir, à l’issue de l’étude, des recommandations concrètes qui pourront nourrir des idées de projets et orienter des politiques d’actions pour la pacification de la région du Nimba.

 

En juin 2017, une mission exploratoire de 14 jours a été organisée dans la région du Mont Nimba. Cette mission était composée de deux membres des organisations partenaires et d’un consultant. À cette occasion, 10 localités ont été visitées, environ 119 acteurs locaux interrogés à travers des entretiens individuels et des focus groups.

Vendredi 6 octobre 2017, les résultats de l’enquête de terrain ont été présentés au CERAP à Abidjan. Cette restitution s’est faite en présence d’une assemblée de près de 40 personnes dont des représentants du Ministère des Eaux et Forêts, du Ministère de l’Agriculture, des universitaires, d’un représentant du bureau de l’Union européenne en Côte d’Ivoire et des acteurs de la société civile ivoirienne. À travers cette restitution, il est ressorti que les causes et les dynamiques de violence dans la zone d’investigation ont considérablement évolués. Dans un passé récent, la région avait été minée par des conflits dont les dynamiques étaient influencées en grande partie par des facteurs géopolitiques. Depuis quelques années cependant, aux guerres civiles à l’échelle sous régionale, se sont substitués de nouveaux facteurs de conflits. En substance, ces facteurs portent sur de nouveaux défis liés notamment aux ressources naturelles, à l’environnement, au foncier, à la migration, à la gouvernance, et dans une certaine mesure à la gestion des frontières entre les États de la région. Selon l’équipe d’étude, ces nouveaux défis sont en passe de constituer les ingrédients de nouvelles formes de violence à l’instar de ce que la zone a connu antérieurement.

 

À la suite de la présentation des résultats faite par le consultant Monsieur GADÉ Charles, des échanges nourris ont eu lieu entre l’équipe de l’étude et les auditeurs. Ces derniers ont fait des contributions diverses qui permettront de compléter le document dans le but d’enrichir les résultats obtenus au cours de la mission de terrain.

Propos de Charles Gadé

 

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